mardi 21 février 2017

Prosa : incitation à la débauche...


Dernière nouveauté chez Meinklang : Prosa. Si l'on cherche à décrypter le nom de cette cuvée, on y trouvera rose et prose. Un rosé sans sophistication poétique ? Il y a  un peu de ça, même si la rose, par sa couleur et ses parfums est un poème en soi. En tout cas, simplicité, certainement. Des raisins rouges (Pinot noir, Zweigelt et Blaufränkisch) pressés directement. Un jus qui fermente à basse température et qui est mis en bouteille avant la fin de la fermentation. Celle-ci va continuer un tout petit peu en bouteille, puis va s'arrêter par manque d'oxygène. Le résultat ? Un vin peu alcoolisé (10.50 % vol.) avec 14 g de sucres résiduels. On n'a pas vraiment l'impression de boire du vin tellement ça descend tout seul. C'est à la fois bien ... et pas bien, cette affaire. Car vous en buvez trois fois plus q'un vin ordinaire alors qu'il n'a que 20 % d'alcool en moins. Donc, un conseil : buvez cette bouteille en groupe, histoire de vous auto-limiter. Car si commencez un tête à tête avec Prosa, vous allez boire rapidement toute la bouteille, et ce ne serait ni raisonnable, ni recommandable (on ne pourra point dire que je ne vous ai pas averti...).

La robe est "pétale de rose", avec un fin cordon de mousse qui disparaît rapidement.

Le nez est discret, mêlant les notes fruitées (griotte, framboise) et fermentaires (yaourt). Un peu de réduction, aussi.

La bouche est ronde, fraîche, fruitée, moelleuse (en texture), avec une fine acidité – soutenue par un subtil perlant – qui apporte de la tension et du peps. L'ensemble est (méchamment) gourmand et désaltérant.

La finale a de la niaque, mêlant habilement douceur, astringence, amertume et acidité – les 4 saveurs fondamentales. La longueur se fait plus sur la sensation de fraîcheur que sur l'aromatique (quoi que : il y a ce p'tit goût de cerise aigrelette), mais c'est vraiment très (très) sympa et incite à se resservir illico. Mais mollo, hein ?




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