mardi 28 novembre 2017

Graupert : THE orange ?


Les vins oranges sur multiplient en ce moment dans toute l'Europe, mais tous sont loin d'être satisfaisants : on est plus souvent dans l'expérimental que dans l'hédonisme. C'est marrant d'en boire un demi-verre, et puis on s'empresse de revenir à un vin plus "normal". 

Ce n'est pas le cas de ce Graupert signé Meinklang. Certes, il s'écarte du modèle classique, mais il reste un séducteur, autant au nez qu'en bouche. Il réussi même à sublimer le Pinot gris, un cépage rarement enthousiasmant. Il faut dire que celui-ci provient de vignes non taillées qui donnent de toutes petites grappes aux baies très concentrées.



La robe entre l'orange et le rose saumon, légèrement trouble.

Le nez est très intense, sur les fruits jaunes séchés (abricot, pêche), la mangue séchée, la fleur d'oranger, avec une touche de rhubarbe qui apporte de la fraîcheur. La bouche est très ample, sphérique, avec une matière dense et moelleuse (au toucher) qui vous envahit tout la palais.On retrouve tous les fruits évoqués au nez, avec l'impression de pouvoir les croquer. L'ensemble dégage un calme et une harmonie assez incroyables. Le vin ZEN par excellence.

La finale est très concentrée – et rafraîchissante – sans être dure comme la plupart des vins oranges. Les fruits sont très présents, mais aussi les épices et plus encore les notes salines. Vous restez longtemps pénétré par l'âme de ce vin à la personnalité unique.

J'ai fait découvrir le reste de cette bouteille à des amis dégustateurs le week-end dernier : tout le monde l'a trouvé très bon (alors que souvent, ce type de vin divise...)



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