Newsletter de rentrée 2015


Nous ne vous avions pas oublié ! Nous fûmes juste un peu débordés par votre enthousiasme...
Et nous vous en remercions!
Une personne supplémentaire est venu nous rejoindre mi-août. Nous pouvons désormais vous consacrer plus de temps et vous donner encore plus d'informations sur vos domaines favoris via le blog et via les fiches descriptives.

On démarre par le traditionnel clin d'oeil de Delize mixant vin et actualité!
Et maintenant, place aux vins en cliquant ci-dessous !
Les "anciens" le savent déjà mais nulle trace de "foire aux vins" chez nous.  Nous préférons rester fidèles à une politique de prix sages toute l'année plutôt que de travailler avec des marges plus importantes et de casser les prix en septembre. Ainsi, vous pouvez acquérir vos vins toute l'année au fil de votre soif sans avoir l'impression de vous faire escroquer.

Parmi l'actu brûlante de Vins Etonnants...
Nous participons samedi 19 et 20 septembre au Ground Control à Paris 18ème au
salon "De la cagette à l'assiette". Venez prendre notre stand d'assaut, Eric Bernardin viendra armé de vins de notre gamme et vous attend le tire-bouchon dans une main et d'un verre dans l'autre!
Plus d'infos sur www.saveurs-leblog.fr/de-la-cagette-a-lassiette-le-nouveau-salon-des-circuits-courts-parisiens-2015/
 
​Nous avons participé au guide "Pépites de cavistes" aux Editions de la Martinière de Pierrick Jegu. Il va bientôt être disponible à la vente sur le site.
www.editionsdelamartiniere.fr/ouvrage/pepites-de-cavistes/9782732459097
 

Notre blog fête ses 3 ans d'existence et vient de passer le cap, depuis une semaine, des 500 000 pages vues!
Merci à vous !
L'apparence du site va changer d'ici la mi-septembre afin de s'adapter à la navigation via smartphones. Ne soyez donc pas étonné si vous ne retrouvez plus la disposition habituelle de votre page web. Les catégories de classement, la recherche par nom de cuvée et la recherche avançée ne changent pas.

Un nouveau site va également voir le jour, il s'agit de vins-etonnants.info.
Ce sera un site simplement informatif, sur lequel vous ne pourrez rien acheter.
Il va reprendre les descriptifs de vins-etonnants.com pour les vins en AOC et IGP et surtout pouvoir vous donner beaucoup plus d'informations sur les vins de France.

Vous avez dû remarquer que nous ne pouvions pas vous décrire le terroir, le millésime et le cépage (sauf si ces derniers n'étaient pas mentionnés sur l'étiquette).
Nous sommes d'ailleurs quasi les seuls à faire cela en France. Personne ne respecte la règlementation en matière de publicité sur les Vins de Table et Vins de France mais cela ne suffit pas à la DRCCRF limousine. Pour contre, sur un site non commercial, nous pouvons écrire ce que nous voulons!! Notre inspecteur s'acharne a vouloir faire appliquer une règlementation obsolète et non adaptée aux technologies modernes de communication.

Nous recherchons d'ailleurs un avocat qui pourrait nous conseiller et nous épauler dans notre bras de fer avec la DRCCRF...
Amis belges et luxembourgeois, une tournée de livraison se profile comme tous les ans, sur la deuxième quinzaine d'octobre sur la Belgique et le Luxembourg. 11€ pour 12 bouteilles minimum, choisissez le mode de livraison "Tournée Bel/Lux octobre 2015". 
 
Enfin, parlons vins !
Nous ne vous cachons pas que depuis octobre 2014, la liste des nouveautés serait fastidieuse et totalement indigeste.
Nous présentons donc uniquement que les nouveaux domaines qui ont intégré la "dream team" depuis octobre 2014.


LOIRE 

Pierre Ménard


Le journaliste anglais Jim Budd, grand spécialiste des vins de Loire, semble d'accord avec nous. La cuvée Quart des Noëls 2013 du jeune Pierre Ménard fait partie des plus beaux Anjou(s) du millésime. Pour un coup d'essai, c'est un coup de maître. L'âge vénérable de la petite parcelle (90 ans) y est pour probablement pour quelque chose. Tout le talent du  jeune vigneron a été de "respecter la matière première" comme disent les cuistots. Il nous en avait envoyé une bouteille car notre site lui paraissait refléter sa philosophie (le plus naturel possible). Nous avons apprécié adoré. Et commandé dans la foulée. Nous en avons dit tout le bien que nous en pensions. En dix jours, tout était vendu. Nous en avons fait d'autres commandes depuis, et le succès ne se dément pas : les clients qui nous avaient acheté une bouteille pour essayer en ont ensuite acheté une caisse !


La Porte Saint-Jean


Autre jeune talent de Loire qui fait parler de lui : Sylvain Dittière. Après un "compagnonnage" chez de grands vignerons (dont Charly Foucault dont il a épousé la fille), il s'est installé à son compte dans le même village que Matthieu Bouchet : Montreuil-Bellay. L'on sent à la dégustation de ses vins rouges qu'il a dégusté ce qu'il se fait de meilleur en Cabernet-Franc et qu'il tente de le retranscrire dans sa production. Juste maturité (ni trop, ni trop peu), tannins millimétrés, grande fraîcheur, élégance. Pour l'instant, nous disposons en rouge de la cuvée Beaugrands 2012 et du Saumur Champigny 2013 ; en blanc d'un Sauvignon Saut-Mignon qui ne ressemble pas du tout à un Sauvignon ligérien classique, ce qui ne devrait pas déplaire à nombre d'entre vous.


Domaine le Briseau


 Lors d'un salon de vins naturels, nous avions eu l'occasion de re-goûter les vins du Domaine le Briseau. Et apprécié la plupart des cuvées proposées.  Les amateurs de vins naturels savent probablement que le vigneron-créateur du domaine, Christian Chaussard,  est décédé accidentellement en 2012. Nathalie Gaubicher avec qui il travaillait depuis 10 ans a repris en main le domaine, soutenue par Emile Hérédia (Montrieux, les Dimanches).
Un réassort est prévu sur les vins en rupture après les vendanges.


BOURGOGNE

Romain Bouchard


Romain Bouchard est le fils du producteur chablisien Pascal Bouchard, avec qui il travaille depuis longtemps. En 2006, il rachète le domaine de la Grande Chaume (3,38 ha) qu'il commence à convertir en bio dès 2007. Il est composé de deux parcelles : Vau de Vey (2,77 ha en 1er cru) et le Grand bois  (0,55 ha). Depuis, il l'a complété avec "les dessus de chaude" en Petit Chablis (2,88 ha).

Autant dire que le volume du Grand bois est confidentiel (2656 bouteilles), ce qui explique que nous sommes déjà sur cette cuvée en 2013 (alors que le Vau de Vey est un 2012).

Au niveau stylistique, nous sommes sur une approche plus proche de celle d'un Thomas Pico que du Chablis acide à l'ancienne. La moitié du volume est élevé barriques de plusieurs vins,  et l'autre en cuve, avec une fermentation malolactique systématique. La différence avec les Chablis de Pattes Loup est peut-être une maturité un tout petit peu moins poussée. Donc, pas de fruits exotiques, mais plutôt un côté "lemon curd" (zeste de citron confit + beurre)  qui pourrait vous amener à l'aveugle du côté de Chassagne ou de Puligny. 



Le Chablis le Grand Bois 2013 confirme que nous sommes dans une grande année à blanc. C'est à la fois bien mûr, et en même temps d'une grande fraîcheur, sans que l'acidité ne soit jamais trop saillante. Il y a du volume, du gras même, mais c'est vif et éclatant, avec une finale rappelant les sols calcaires de Chablis. C'est déjà que du bonheur à boire et ne devrait que se complexifier dans les années qui viennent.


Lorsque nous avions reçu les échantillons de ce producteur, nous avions pu comparer le Chablis 1er Cru Vau de Vey 2012 avec le Chablis Grand Bois du même millésime.  Si ce dernier était très bon, on comprenait pourquoi le Vau de Vey était en 1er cru. Il y avait une tension, une puissance, une minéralité que l'autre n'avait pas. Et le reboire juste après n'arrangeait pas les  choses. Après quelques jours d'ouverture, le Vau de Vey ne faisait que s'améliorer. Vraiment du très beau Chablis !

JURA

Pignier


Non, vous n'êtes pas dans les caves de la Reine Jeanne à Arbois, mais au domaine Pignier à Montaigu. Ce village situé à quelques kilomètres au sud de Lons le Saunier a perdu beaucoup de sa vocation viticole. La famille Pignier est la seule à y avoir encore des vignes. Du coup, ils peuvent pratiquer sereinement la biodynamie sans risque d'être pollués par les voisins. Les coteaux escarpés sont dans le prolongement géologique de ceux de Rotalier situé à 15 kms au sud-est. On retrouve donc les marnes du trias et du lias qui participent à la qualité des vins du secteur.

Lors de notre dégustation à Bordeaux, nous avons apprécié la plupart des vins présentés. Il a fallu néanmoins faire des choix. Nous avons pris en priorité les excellents crémants car nos autres vignerons jurassiens ne nous en fournissent jamais assez. Mais aussi un blanc étonnant, GPS, un Chardonnay ouillé de caractère et un beau Trousseau. Un Trousseau 2014 et sauvageon 2013 sont attendus d'ici peu.

BUGEY/SAVOIE

Cave Peillot

En août 2014, Eric R. s'est rendu dans le Bugey pour visiter le domaine de Franck Peillot. Il en a ramené des photos et des échantillons. Après dégustation, notre jury a délibéré rapidement : référencé !  Tout est vraiment bon, à des prix abordables au vu de la qualité.


Le Montagnieu Brut est la spécialité locale, très appréciée jusqu'à Lyon qui en boit une grande partie de la production. Beaucoup pensent d'ailleurs qu'il ne se fait que des bulles dans le Bugey. Contrairement au Cerdon, ce n'est pas un Pet' Nat' mais une méthode champenoise traditionnelle. Elle est à base d'Altesse, de Chardonnay et de Mondeuse  (grappes entières en pressée directe). Cette bulle n'a pas l'ambition d'égaler un bon champagne. Elle se veut vive, légère,  digeste, avec une bulle fine et une aromatique bien mûre. Le rapport qualité/prix (10,50 €) est rien moins qu'excellent.


S'il était possible  jusqu'en 2008 de mettre du Chardonnay dans la Roussette de Montagnieu, Franck Peillot a toujours milité pour un 100 % Altesse (ce qu'il a fini par obtenir). C'est pour cela qu'il arbore fièrement cette étiquette mettant le cépage en avant (l'appellation n'apparait qu'en contre-étiquette). Afin d'avoir toutes les facettes de l'Altesse, elle est vendangée en plusieurs fois, et vinifiée en plusieurs lots (certains avec malo, d'autres sans). Du coup, on a un vin bien mûr (pomme, beurre, coing) mais qui présente une grande fraîcheur, dans un style rappelant un bon Chablis. Là aussi,  un très bon rapport qualité/prix (11,20 €)  car il y a un très potentiel de vieillissement (plus de 20 ans sans souci dans les bonnes années).


Pour Franck Peillot, la Mondeuse est un cépage plutôt rustique dans sa jeunesse et gagne à vieillir pour se civiliser. C'est ce que montre une verticale organisée il y a peu sur Lyon. Ceci dit, le 2013 se montre très gourmand et peu rustique, tout en présentant le style "poivré" du cépage. S'il est assez difficile d'y résister dès maintenant, cela vaut certainement le coup d'en mettre quelques une de côté pour voir ce qu'elle donnera dans 5-10 ans... (10,50 €).


RHÔNE

Domaine les Bruyères

David Reynaud fait partie des étoiles montantes de Crozes-Hermitage. Afin de valoriser au mieux son terroir de galets sur terrasses argileuses, il s'est converti à la biodynamie, et pratique l'épure au chai : emplissage des cuves béton traditionnelles  (et ovoïdes) par gravité, simple pigeage, élevage en cuve ou en fûts usagés pour ne pas boiser les vins, et  peu (ou pas) de sulfites à la mise. Le résultat ? Des vins au fruit pur, vivant/vibrant, , y compris la "simple" Syrah en IGP Collines Rhodaniennes.

ROUSSILLON

Roc des Anges

On ne présente plus vraiment Marjorie Gallet qui a beaucoup oeuvré depuis une quinzaine d'années pour les vins du Roussillon. Depuis 2008, son époux Stéphane a quitté le Mas Amiel pour la rejoindre dans l'aventure Roc des Anges. Ils produisent en biodynamie des vins riches, concentrés, avec des textures veloutées et sensuelles, mais toujours bien équilibrés.
Un réassort de Segna de Cor, entre autres est attendu après les vendanges.


Danjou Banessy



Mais nous voulions trouver aussi des vins totalement différents, sans forcément tomber dans la sous-maturité ou un style trop nature. Nous avons trouvé ce que nous voulions avec Danjou-Banessy. Les vins sont d'une finesse et d'une fraîcheur incroyables (texture à la Rayas, l'alcool en moins)  tout en gardant une aromatique spécifique. Des vins à goûter au moins une fois dans sa vie.

BORDEAUX

Cru Barréjats-Daret
Pendant plusieurs années, un différent juridique entre Mireille Daret et son ancien associé avait bloqué toute mise en bouteille du Cru Barréjats. L'affaire est maintenant close, le domaine a changé (légèrement) de nom et d'étiquettes. Et quatre millésimes ont été embouteilles dans la même journée ! Il faut dire que les volumes sont faibles (2 barriques par ex pour le 2010). Nous vous proposons le 2010 qui est plutôt destiné à la garde car la matière est riche, et le 2013 qui, même s'il est plus jeune, est d'une gourmandise et d'une fraîcheur irrésistibles.

SUD OUEST

Parlange et Illouz


Depuis 2012, Jérémie Illouz a pris en fermage un vignoble à Villesèque. Dès son installation, ce jeune oenologue a refusé d'utiliser des produits chimiques, à la vigne comme au chai. Pour lui, c'est tout sauf un retour à ce qu'il se faisait avant, mais plutôt une nouvelle façon de voir les choses, et d'obtenir surtout une grande qualité gustative (lire l'article de la Dépêche). C'est en allant livrer des bouteilles à Cajarc que le chef et propriétaire du Jeu de quilles nous a fait découvrir ce Cahors la Pièce. Un coup de coeur pour lui. Et pour nous aussi, dès que nous l'avons goûté ! Ce vin a une finesse et une élégance que l'on ne trouve pour ainsi dire jamais dans la région (avec un autre style que Fabien Jouves, très bien aussi !). Pour tout dire, c'est difficile de croire que l'on affaire à du Malbec !


Dans ses parcelles, Jérémie Illouz a aussi trouvé du Valdiguié, un cépage quasi disparu dans le secteur. En théorie, cela donne des vins rustiques. Cela a été évité dans cette cuvée, étonnamment en finesse. Cela montre le doigté du vinificateur, même si on n'est bien sûr pas sur un grand vin. Mais cela reste un joli témoignage d'un cépage appelé à disparaître.

Barouillet


Nous avons rencontré Vincent Alexis à plusieurs reprises dans des salons "nature". Ses vins ressortaient toujours très bien, parce que justement ils ne faisaient pas "nature". Juste naturels (c'est hélas souvent très différent). Le domaine est situé à Pomport, à quelques kilomètres au sud de Bergerac et de Monbazillac. En toute logique, il produit donc ... des Bergerac(s) et des Monbazillac(s), mais aussi du Pécharmant. La démarche est bio à la vigne comme au chai, avec le minimum de sulfites sans tomber dans l'extrême.

Que les vins soient rouges, blancs ou liquoreux, tout est gourmand, sans défaut, avec des rapports qualité/prix (d)étonnants, limite surréalistes. À suivre assurément !

Nota : Vincent nous a proposé quelques bouteilles de Monbazillac 1990 concoctées par la génération précédente à un prix intéressant (12.60 €). Nous n'avons pas hésité longtemps...


VINS ETRANGERS

AUTRICHE

Meinklang


Meinklang fut l'un de nos grands coups de coeur au salon Renaissance des Appellations : vignerons souriants parlant plutôt bien français, jolies étiquettes, très bons vins – et bière ! – à des prix tout ce qu'il y a de plus abordable. Et puis surtout une vraie démarche biodynamique comme la rêvait son fondateur, Rudolf Steiner : sur ce très vaste domaine de 1900 hectares, il y a des bois, des prairies, des champs de céréales (des anciennes variétés de céréales, un verger, de nombreuses bêtes (vaches Angus, porcs laineux, moutons rustiques) et un vignoble de 65 hectares. Le domaine produit des vins, des jus de fruit(s), des vinaigres, de la bière, de la viande...

Avec les vins de Moser, vous aviez découvert le Grüner Veltliner et le Zweigelt. Avec Meinklang, vous ferez connaissance avec le Blaufränkisch et le Saint-Laurent.


Comme le domaine se situe à quelques kilomètres de la Hongrie, ils ont aussi planté 5 ha  de vigne là-bas (toujours en biodynamie) sur une colline d'origine volcanique (avec les cépages locaux : Harslevelu, Furmint, Juhfark... Les vins sont vinifiés et élevés en cuves pour préserver leur typicité.

ESPAGNE 

Bodega la Encina


Pour une fois, nous n'avons pas eu à nous déplacer pour découvrir les vins de ce producteur : ce dernier est venu en personne, guidé par un ami restaurateur et client de notre site. Anciennement architecte, il a racheté un domaine en 2006 pour produire un vin naturel, sans sulfite,  tel que le faisait son père il y a quelques décennies. Nous avons dégusté toute la gamme à l'heure où l'on prend habituellement la pause-café. Eh bien, ma foi, cela ne nous pas empêché de tous les apprécier. 

Le blanc sec El Juncar fait très "vin à tapas", avec un très fin rancio et des épices à gogo, tout en étant rond et équilibré. Même à température ambiante, il passe super bien. On se viderait facilement la bouteille. Une légère macération lui donne une couleur rose pâle.

Le For Callat est comme son nom l'indique à base du cépage Forcallat, plus souvent destiné aux rosés locaux. Le nez et l'attaque sont très fruités, pimpant. La fin de bouche est un peu plus virile. Il vaut mieux  donc  le réserver pour des grillades : travers, côte de bœuf...

Le Cero 2012 est une macération carbonique de Grenache complétée par du Merlot et du Mourvèdre. C'est un peu gazeux à l'ouverture (on apprécie ou pas) mais le CO² part rapidement et l'on a alors un vin gourmand, souple et  fruité.

Le Cero 2014 comprend les mêmes cépages, mais en vinification classique.  Celui, c'est un vrai coup de coeur, car le Mourvèdre joue bien son rôle, apportant des épices et une fraîcheur mentholée. L'ensemble est équilibré et harmonieux, intense sans être dur. Miam !

Quant au Casa Malanca 2012, il est le seul ayant vu le bois, mais ce dernier lui va bien, lui apportant juste un léger grillé/épicé et une structure plus patinée. Là encore, le Mourvèdre s'exprime avec bonheur. A noter que cette bouteille est restée à moitié pleine durant trois jours au bureau. Nous l'avons alors regoûtée : le vin était toujours aussi joli, voire plus, avec un nez superbe. Il ne faut donc pas hésiter à le carafer.
Une palette est attendue d'ici une petite quinzaine.

ITALIE

Sorelle Palazzi


Pour des raisons d'exclusivité, nous avons dû arrêter d'importer le domaine Majnoni Guicciardini (soupirs...). C'est bien dommage, car ses Chianti étaient vraiment extra. Pour compléter ceux de Casale, nous avons donc choisi ceux de Sorelle Palazzi qui partage le même stand que nos deux papys toscans à Millésime bio. Il faut dire qu'il fait un Vin Santo à mourir. Et rien que pour cela, il a une place réservée au ciel !

Sorelle Palazzi ne signifie "le Palais de Sorelle", mais les "soeurs Palazzi"... Ce sont elle qui ont acheté le domaine en 1972 et l'ont converti de suite à l'agriculture biologique, à une époque où ça passait plutôt pour farfelu...  C'est aujourd'hui leur petit-fils Guido Beltrami qui a pris la succession, après avoir longtemps appris auprès de ses aînées. Hormis le Vin Santo précédemment évoqués, les Chianti sont classiques, sans rien d'exubérant, avec une belle fraîcheur résineuse évoquant les herbes méditerranéennes. Ce sontdes vins d'accompagnement qui mettront en valeur de l'agneau ou une volaille.


SLOVENIE

Čotar


A l'origine, la famillé Čotar tenait un restaurant (une trattoria). En 1974, se sont lancés dans la production de vin blanc pour le servir à leur clients. Pris de passion par ce nouveau métier, ils ont levé le pied sur la restauration - ils ne sont ouvert que le WE, sur réservation - pour devenir vignerons à (quasiment) plein temps.

Source : Louis Dressner

Leur parcelles sont situées sur le plateau calcaire du Karst située dans la baie de Trieste, à cinq kilomètres de la mer.  La roche est tellement dure qu'il faut la défoncer au bulldozer pour y planter de la vigne. Puis amener par camion une terre rouge provenant des vallées voisines (d'origine argilo-calcaire, riche en oxyde de fer) pour la déverser sur les 7 hectares du vignoble. Ils ont planté LE cépage blanc local, le Vitovska, ainsi que quelques pieds de Malvazija et de Sauvignon. En rouge, ils ont privilégié le Teran, et l'ont complété par des cépages "cosmopolites": cabernet, merlot et syrah. Le mode de culture est tout ce qu'il y a de plus bio.



Vitovska 2011 est un vin orange, puisque  les peaux ont macéré 7 jours durant la fermentation avant d'être retirées et d'élever le vin en barriques 18 mois. Il n'est pas du tout filtré, ce qui explique que sa belle robe dorée/cuivrée est légèrement trouble. Le nez intense, complexe, évoque le miel de bruyère, la noix verte, le fénugrec et la pomme séchée.

Alors que la robe et le nez pourrait faire croire à un vin doux, voluptueux, on a affaire à un vin très sec, tendu, enrobé toutefois par une matière ronde et riche, à l'aromatique intense, qui n'est pas sans évoquer un vin jaune : foin coupé,  croûte de pain et de comté, curry... qui laisse imaginer l'accord parfait avec un vielle pâte dure/cuite.

La finale déménage sévère, mêlant avec panache amertume et astringence sur des notes de sauge et de thym, mais aussi d'épices, de vieux calva...



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire