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jeudi 6 septembre 2012

Château Lassolle - Stéphanie Roussel



La première fois que j'ai entendu parler de cette vigneronne, c'est par Laurent Baraou, passé en coup de vent dans notre nouvelle maison dordognote fin 2006. Il semblait être tombé sous le charme et m'avait donné envie de la rencontrer. Puis c'est mon ami Eric Reppert qui me l'a recommandée. Ont suivi quelques articles, mais aussi des commentaires sur des blogs qui m'ont définitivement décidé de rencontrer cette femme avant de quitter le Sud-Ouest.
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Je l'ai contactée la semaine dernière : elle m'a répondu qu'elle était en pleine vendange. Donc si je voulais discuter avec elle, c'était en allant sur le terrain. Ce n'est pas le genre d'invitation qui m'effraie. Les vendanges, j'adore cela : j'ai dû les faire une bonne dizaine de fois. Le seul problème, c'est que j'avais d'autres rendez-vous prévus dans la journée, et que cela bouleversait un peu mon programme. Finalement, nous avons trouvé une solution : j'y passerai mon jeudi après-midi, puis la soirée. Et repartirai le lendemain matin.
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J'ai mal choisi ma journée : le temps est au crachin. Lorsque j'arrive sur le coup de midi, je suis embauché de suite pour aider à vider les caisses vendangées la matinée dans l'égrappoir. Puis à transférer les raisins dans la cuve.
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A vitesse normale...
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... on ne bouge plus. Clic.
Installée depuis 2002 dans le Marmandais, Stéphanie Roussel a converti le vignoble presque de suite en bio, puis en bio-dynamie. Cette volonté de respecter les sols et la vigne se poursuit lors des vendanges, où le raisin est placé dans des petite cagettes. Et au chai où aucune pompe n'est utilisée. 

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Le crachin persistant et même s'intensifiant, et la parcelle terminée de vendanger, Stéphanie décide d'arrêter pour aujourd'hui. Il fera plus beau demain. Alors que nous aurions dû manger au lance-pierre, nous prenons finalement le temps de nous poser dans la vaste salle à manger, chauffée par une imposante cheminée.

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Le premier vin que je découvre est embouteillé depuis peu. Il se nomme SSS (Sauvignon blanc, Sauvignon gris, Sémillon). Chaque cépage a été élevé séparément. Stéphanie n'était pas vraiment satisfaite de chacun, jusqu'à ce qu'elle tente un assemblage. Et là, miracle : les 3 S s'accordent magnifiquement.  Je mets mon nez sur le verre : silex frappé, lard fumé, beurre noisette, une touche de fruit de la passion. Je ne peux m'empêcher à la cuvée Graviers de Stéphane Tissot (chardonnay ouillé).  En bouche, c'est d'un beau volume, avec une matière toute en finesse et une acidité sous-jacente qui tend et étire le tout. Jolie mâche en finale, toujours sur la fumée.  C'est diablement bon ! Et le jambon de cochon noir du Bigorre qui l'accompagne est d'accord avec moi : il finit sa vie en beauté ;o)

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Pensant au départ que nous allions plus grignoter, j'avais amené un cake maison aux foies de volailles confits (recette demain). Il s'est bien marié avec le vin suivant : le rosé qui touche.

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Stéphanie n'aime pas spécialement le rosé. Elle a donc fait un vin qui ressemble tout sauf à un rosé, excepté la couleur. Le nez est surprenant, avec des arômes lactés et de biscuit "petit beurre". La bouche est toute en rondeur, avec un gras surprenant jamais ressenti sur un rosé, mais aussi une fine acidité bien présente qui équilibre le tout. La finale se conclue net sur des notes minérales (ardoise). Dans un verre noir, je pense que l'on partirait sur un vin blanc (vin sans sulfite ajouté).

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Nous continuons sur un rôti de porc noir, particulièrement goûtu, accompagne du Rouge qui tâche. Notre vigneronne a réussi à apporter noblesse et buvabilité à un cépage peu réputé pour sa finesse : l'Abouriou (100%). Le nez a des notes lactées assez proches du vin précédent, mais aussi de mûre fraîchement écrasée.  En bouche, ce n'est que velours fruité qui vous tapisse le palais, sans aucune agressivité. C'est profondément gourmand, y compris dans la finale, expressive mais pas dure.  Un vin de picole, comme aime le dire Stéphanie (là aussi, pas de sulfite ajouté).

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Et voici l'intérieur de mon gâteau basque aux pommes caramélisées

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Stéphanie a sorti un vin parfait pour l'accompagner : un Loin de l'Oeil 2005 de Plageoles (Gaillac doux). Un nez embaumant la pomme rôtie au beurre, le miel et un soupçon de coing. Une bouche douce, onctueuse, finement acidulée, très marquée aussi par la pomme chaude. Une longue finale sans sucrosité sur le coing confit. Un régal qui se boit tout seul. Et avec le gâteau basque (réussi, ouf), c'est vraiment extra !
Après un café, tout le monde part se reposer, car la matinée a été rude. J'en profite pour lire quelques magazines...

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Quelques heures plus tard, nous allons visiter des vignes chères au coeur de notre vigneronne. La lumière déclinant sérieusement, la qualité de mes photos s'en ressent fortement...

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L'impression générale que j'ai est celle d'une bonne harmonie, avec des vignes à la vigueur maîtrisée, sans avoir besoin de rognages multiples et de vendanges en vert.

En revenant, nous partons au chai déguster quelques barriques, mais c'est pas vraiment le bon jour : ça se goûte assez mal. Pas très grave, on s'y reprendra un autre jour.

Puis nous dînons d'un vrai poulet de ferme avec un vin que je n'ai pas noté (pas du tout l'esprit à cela). Et finissons la soirée autour d'un autre vin, au départ un peu timide, mais qui finit par devenir d'une beauté absolue et l'une de mes plus fortes émotions vinesques de mon existence (là, je me souviens parfaitement de ce que c'est, mais j'ai promis sur ce que j'ai de plus cher de ne pas dévoiler le nom de ce vin, trop rare pour faire l'objet d'un buzz). On pourra me dire que dans ce cas-là, j'aurais mieux fait de ne pas en parler. Mais en l'évoquant, je voulais signifier la générosité de Stéphanie qui ne me connaissait que depuis quelques heures et m'a ouvert une bouteille unique qui lui est chère. Merci infiniment pour ce geste !

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7h45 : les vendangeurs sont de retour et écoutent les instructions de Stéphanie. Ils attaquent ce matin une parcelle d'abouriou acquise récemment, située sur une butte de graves  à quelques kilomètres d'ici. Je les accompagne rien que pour la voir, car Stéphanie m'en a parlée hier avec beaucoup d'amour.

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On commence par le sol de Lassolle (j'ai pas pu m'empêcher...), superbe dès le petit matin, et surtout ferme et moelleux à la fois comme un bon matelas. Il est bien drainant, car la pluie d'hier ne l'a pas rendu lourd et collant. Il me rappelle les graves de Lafite. Rien que ça.

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Et voilà l'Abouriou, beau comme un coeur !

Et ci-dessous, la vue générale sur la parcelle, avec Stéphanie sur la droite. La côte est plus raide que ce que la photo pourrait laisser croire. Je vendange avec la troupe une vingtaine de minutes seulement, car j'ai un autre rendez-vous à une quarantaine de kilomètres.

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Petite (non, grande!) pensée à Virginie qui a perdu cette année 
une partie de sa récolte à cause du satané mildiou !

mardi 7 août 2012

Domaine Tarlant, Champagne


Lorsqu'on est la douzième génération de Tarlant en Champagne, avec une production qui se vend plutôt bien, il est tentant de ne surtout pas bousculer l'ordre établi. Beaucoup de grandes maison font cela à merveille, produisant des Champagne d'un ennui inégalable. Pas de cela chez les Tarlant : le XXIème siècle démarre en fanfare avec Benoît et Mélanie. Si le frère a rajeuni la palette des vins proposés en mettant en valeur les différents terroirs du domaine, la sœur a donné un coup de d'jeunz et de strass à la communication en pariant sur le buzz - cf la désormais célèbre QV Discobitch – et les réseaux sociaux *.



Passer une matinée avec Benoît est passionnant, car cela vous permet de mieux saisir l'étendue des facteurs à maîtriser pour faire un grand champagne. À la vigne d'abord, où il est indispensable de connaître les sols des différentes parcelles. Trouver les cépages les mieux adaptés en fonction de ceux-ci. Tenir compte aussi de la pente, de l'exposition. Travailler ou non les sols. Y semer des couverts adaptés. Traiter peu, mais bien. A ce sujet, la question d'officialiser la démarche écologique du domaine n'est pas encore tranchée.





dimanche 5 août 2012

Domaine Berlioz, Chignin



De Jongieux, nous sommes passés à Chignin, dont vous voyez deux tours en ruine. Et un peu plus à droite, encore une autre (ci-dessous). Pour tout dire, il y en avait 7 dans le temps, appartenant à des personnes différentes: ils avaient dû faire un concours de celui qui a la plus grosse ;o)

Mais passons à des choses plus sérieuses... Je suis venu voir Gilles Berlioz, l'une des figures montantes de la viticulture savoyarde. Ca à l'air de le faire sourire, cette soudaine médiatisation: il se contente juste de faire son travail le mieux possible, en essayant d'y trouver l'harmonie nécessaire. Pour cela, il a réduit son domaine de moitié, se contentant aujourd'hui de 3 hectares et demi. Il peut ainsi bichonner ses pieds de vignes avec les préparats bio-dynamiques et labourer le sol avec sa jument, pouvant contempler à loisir le massif de Belledonne. Et il est heureux comme ça, Gilles: le succès ne le fera pas changer!
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Après un tour dans les vignes, nous dégustons ses vins tranquillement dans sa cuisine...
Chignin 2006 (déjà en bouteille!): nez très floral, la pomme et des notes citronnées. Bouche ample, charnue, avec de la matière et de la fraîcheur. Un léger gaz vous titille la langue: ce n'est pas pour me déplaire ;o) Petite mâche sympathique en finale confirmant son statut de "vin de soif à partager avec des potes".
Altesse 2005: nez en finesse sur le miel, la pomme mûre et les fruits secs. Bouche de belle ampleur, moelleuse, avec une trame acide qui équilbre bien l'ensemble. Finale sur la chair de pomme verte, astringence comprise. Un vin de contraste.
Chignin Bergeron 2004: nez confit sur l'abricot, la pêche blanche et le nougat au miel. Bouche grasse, confite, avec de la vivacité. L'équilibre et la texture sont remarquables. Finale mûre et persistante. Du beau vin!
Chignin Bergeron 2005: nez plus en finesse et en fraîcheur sur des notes d'abricot. La matière est plus serrée, plus dense, avec des arômes d'une grande délicatesse. Le vin n'en est pas moins rond, charnu. Finale très aromatique et puissante. Un vin d'un grand équilibre: 2005, aussi millésime du siècle en Savoie?
Gamay 2005: nez sur le noyau, la framboise mais aussi le fer, la rafle. Bouche ronde, fraîche, avec une acidité assez marquée. C'est croquant, gourmand, sympa, quoi. Finale un peu sèche sur des notes ferreuses.
Mondeuse 2003: nez sur les fruits caramélisés, le cuir et les épices. Bouche ample, aux tannins encore fermes. On sent une matière bien mûre (canicule). Finale asséchante sur le noyau et les épices.  Evolution à suivre.
Mondeuse 2004: nez profond, balsamique sur les fruits noirs et les épices. On pressent le grand vin. La bouche ne déçoit pas: matière pleine, charnue, complexe, aux tannins veloutés. C'est puissant, goûtu. Finale ferme de belle intensité. La preuve que la mondeuse est un grand cépage!

samedi 4 août 2012

Domaine Ganevat



Après un repas improvisé avec les Macle, nous partons à Rotalier voir Jean-François (dit Fanfan) Ganevat. Nous arrivons au hameau de la Combe, qui finit en cul de sac (comme son nom l'indique). Nous sommes entourés de vignes et de parois rocheuses.
Je ne peux pas ne pas vous parler de Réglisse, un adorable bouvier bernois qui en ce jour neigeux se sent dans son élément. Il jubile, le toutou (même si ça ne se voit pas sur la photo)!
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Et voici notre vigneron (à droite). Celui-ci, après avoir travaillé chez un grand vigneron bourguignon (Jean Marc Morey) est revenu au pays reprendre les vignes familliales. En Bourgogne, on ouille les blancs (on remplit les barriques très régulièrement afin de compenser l'évaporation et l'absorption du vin et d'éviter qu'il s'oxyde). Chez Ganevat aussi, ce qui est assez atypique dans le Jura, pays des vins non ouillés (dits oxydatifs).
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On cause, on cause... Mais il fait pas si chaud que ça dehors! Et si on allait dans les caves (il y en 4, ou 5???) déguster les 2006 en barriques?
Tout d'abord, les vins à base de Chardonnay.
Florine 2006 (cuvée d'entrée de gamme): nez avenant sur les fruits blancs et le silex. Bouche fine, minérale, de belle ampleur. Belle finale. Bien.
Les grands Teppes 06 : matière plus exubérante. Très belle minéralité et acidité remarquable. Jolie finale. Très bien.
Chalasses VV 06 (vignes de 1902 sur marnes grises): matière plus pleine encore, délicieuse avec une acidité renversante. Superbe!
Grands Teppes 06 (vignes de 80ans sur marnes): bouche très dense, minérale, très pregnante. Mâche impressionnante. Vin diou!
Chalasses VV 06 (une autre barrique): nez sur le silex et les agrumes. Bouche acérée d'une puissance incroyable. Finale à l'avenant. Que dire???
Chalasses jeunes vignes (7hl/ha): très beau nez sur la pomme chauffée au soleil. Bouche dense, acidité tranchante d'une finesse superlative. Décoiffant!
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Nous passons au savagnins. J'apprends alors qu'il y en a des jaunes et des verts...
Savagnin jaune 06: nez minéral sur les agrumes et les épices. Bouche ample à la fois moelleuse et caillouteuse (on a l'impression d'avoir un caillou en bouche). Finale serrée, très sèche.
Savagnin vert 06: nez plus mûr, bien épicé. Bouche très vive à la matière dense. Très belle finale.
Savagnin vert + jaune (mélange des précédents): nez mûr sur les agrumes et le silex. Bouche ample, pleine, à l'acidité tranchante. Superbe équilibre.
Nous passons ensuite aux 2005
Grandes Teppes: nez confit, charmeur. Matière superbe. Grand équilibre. Très beau vin.
Chalasses JV: nez très confit avec des fruits exotiques et du nougat. Bouche superbe avec une matière renversante, une acidité parfaitement en place. Que c'est beau!
Chalasses VV: nez encore plus beau (écorce d'orange en sus)! Bouche grasse et vive à la fois. Equilibre renversant. Magnifique!
Savagnin ouillé (jaune + vert): nez minéral avec des notes de coing et d'épices. Bouche ample, vive dotée d'une belle matière. Très bel équilibre. Très bien.
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Nous passons ensuite dans la salle de dégustation pour découvrir les vins embouteillés.
Florine 2004: joli nez sur les fruitsblancs, les agrumes confits, le miel, la noisette. Bouche ample mais rectiligne, avec une belle acidité. Finale vigoureuse, avec de la mâche. J'aime bien :o)
Grusse VV 2004: beau nez sur les fruits mûrs (poire), le pain grillé, le miel et la vanille. Bouche mûre, solaire, d'une grande harmonie, avec du gras et une matière, mazette! Finale savoureuse. J'aime beaucoup :o))
Chalasse VV 2004: nez sur les raisins très murs, le miel et les fleurs blanches. Bouche grasse et vive à la fois, avec une minéralité, une profondeur, une élégance... Tout ça tendu comme un arc: splendeur!
Grandes teppes VV 2004: nez sur le citron, les fruits blancs et le miel. Bouche minérale (saline), dense, serrée, d'une intensité impressionnante. Grande finale marquée par le calcaire. Grand!
Savagnin privilège 2004: superbe nez très mûr, miellé, confit. Bouche tendue, minérale, avec une trame d'une grande définition. Finit sur une noble astringence. Beau.
Grands Teppes 2003: nez ultra mûr (c'est le millésime qui veut ça...). Bouche mûre soutenue par une acidité tranchante. Belle mâche en fin de bouche. Très bon!
Chalasse VV 03: nez à tomber! Bouche bien mûre mais équilibrée par une acidité renversante. Très bon +
Savagnin privilège 2003 (vert): nez sur les fruits blancs confits et le miel. Bouche pleine, riche, mûre, soutenue par une belle acidité. Superbe trame. La persistance est énorme. Le vin aussi ;o)
Chalasse VV (1906) 2002: nez superbe, bien mûr, mais d'une grande finesse. Bouche ample, mûre et fraîche. Acidité remarquable. Equilbre absolu. Génial!
Grandes teppes 2002: nez confit légèrement évolué sur le miel et les fruits jaunes. Bouche puissante, caillouteuse, marquée par la minéralité. Finale virile. Impressionnant!
Savagnin 2002: nez exotique (mangue & ananas) bien mûr avec des notes d'épices et de caramel au beurre. Bouche bien mûre mais d'un équilibre suprême. Grande trame minérale. Finale puissante marquée par l'astringence (mais de la bonne!). Très beau!
Savagnin 1998 "les vignes de mon père" (ouillé): nez légrement oxydatif avec des notes de noisette grillée. Bouche sèche et tendue. Très bien!
Vignes de l'enfant terrible (poulsard sans soufre): robe rubis. Nez sur la griotte, la framboise et le poivre. Bouche ronde, légère, plutôt simple mais sympa. Finale épicée.
J'en veux 2005 (assemblage multi-cépages rouges): nez magnifique sur les fruits rouges et les épices. Bouche ronde, friande, épicée avec une belle mâche. Un beau vin à sauciflard!
Trousseau "plein sud" 2005: nez réduit assez animal. Bouche intense, fruitée, assez virile en fin de bouche...
Pour conclure notre visite, Fanfan nous a fait déguster sur fût des grains nobles de savagnin d'une pureté et d'une acidité magnifique. Y a pas, cet homme est un bienfaiteur de l'humanité!
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