mardi 28 mars 2017

Pinot d'Alsace : régressif !


Il ne s'appelle ni Pinot blanc, ni Pinot noir, car ce Pinot d'Alsace n'est pas vraiment l'un, ni vraiment l'autre. Il contient surtout de l'Auxerrois qui est l'un des nombreux fils du Pinot noir et du Gouais blanc (comme le Chardonnay) et qui est souvent associé avec le Pinot blanc dans les crémants et les vin de soif alsaciens (au point qu'on les confonde souvent). Il contient aussi un peu de Pinot noir en pressurage direct  qui lui apportera plus de caractère, de vinosité, comme on dit. Façon Champagne. Mais sans les bulles.

La robe est or pâle, brillante.

Le nez est expressif, sur la poire et la mirabelle, avec des notes miellées et une petite touche citronnée pour la fraîcheur.

La bouche est éclatante de fraîcheur, avec une matière ronde, pure, digeste, avec un bon goût de fruit mûr et de bonbon acidulé (grâce à un peu de gaz carbonique). On a l'impression de mordre dans le grain de raisin !

La finale est gourmande, avec une fine mâche savoureuse, avec juste ce qu'il faut d'amertume pour équilibrer, avec ce bon goût de prune jaune, mais aussi du p'tit beurre de votre enfance. Beaucoup de régressivité dans ce vin, et ma foi, ça ne fait pas de mal ;-)

Pour un peu moins de 10 €, vous avez un super vin d'apéro qui plaira à tous. Il ira aussi très bien avec un plateau de fromage, voire une viande blanche (blanquette?).