jeudi 28 mai 2015

Vive le Printemps, version Busser

 
Printemps, c'est la nouvelle cuvée de Simon Busser, très différente d'Originel ou de Polichinel, puisqu'elle est 100 % Merlot. Il ne faut pas croire que cela ressemble à un Bordeaux classique. Il n'y a pas d'autre ambition que d'en faire un vin fruité et gourmand, fidèle au terroir calcaire où il est né. C'est totalement réussi !
 
La robe est pourpre sombre, légèrement trouble, avec un côté brut de cuve.
 
Le nez pète le fruit, avec un côté crème de mûre/myrtille et une pointe d'épices.
 
La bouche est ronde, friande, avec une matière plutôt souple, fruitée, accrochant (agréablement) au palais.
 
La finale est légèrement mâchue, avec toujours la mûre et les épices.
 
 
Comme tous les vins de Simon, Printemps est sans sulfite ajouté. Cela n'empêche pas qu'il ait une excellent tenue à l'air, comme le montrent les lignes qui suivent :
 
48 heures plus tard (conservé à température d'appartement, bouteille à moitié pleine), le vin ne présente aucun signe de fatigue. Le nez est plus complexe, avec des notes épicées et ferreuses complétant le fruit. La bouche a gagné en harmonie et en  profondeur, rendant le vin plus attachant encore. La finale est mieux fondue avec le reste et en devient plus gourmande.

96 heures après l'ouverture, toujours pas de signe de fatigue. Curieusement, du gaz est apparu (refermentation ?). Le nez a encore gagné en  complexité. Il y a de la cerise confite, maintenant, et du noyau. La bouche a gagné en moelleux et onctuosité. P... c'est bon !!!

Qui a dit que les vins nature était fragiles ?