mercredi 21 février 2018

Le remède Anticon(stitutionnellement)


J'ai su me montrer convaincant il y a une quinzaine de jours lorsque je vous ai parlé du nouveau millésime de Ni dieu ni maître ni sulfite. Nous avons été dévalisés en quelques jours ! Je croise les doigts pour que toutes les bouteilles vendues soient aussi bonnes que celle que j'avais ouverte...

Cela faisait 2-3 ans que je n'avais pas eu l'occasion de déguster Anticonstitutionnellement, qui n'est peut-être pas le vin le plus long en bouche... mais assurément le plus long à écrire. Comme tous les vins d'Alban Michel, on est sur du 100 % raisin sans ajout d'aucune sorte. C'est un peu plus casse-gueule avec du blanc, et ma foi, il s'en sort très bien.

La robe est bien dorée pour un vin sec, brillante tout en ayant une turbidité légèrement au-dessus de la moyenne (= il est très légèrement trouble). 

Le nez est expressif, dominé par le Muscat (rose, pêche, melon), avec une touche fermentaire et quelques notes grillées/épicées. 

La bouche allie rondeur et tension, avec une matière fraîche, pulpeuse, gourmande, d'une grande digestibilité pour un vin du  Languedoc-sud. 

La finale est tonique, fruitée et épicée, soulignée par une légère acidité volatile – façon colle Scotch®) seul indice du caractère nature  de ce vin (sans sulfites ajoutés, donc). Mais franchement, ce n'est pas dérangeant à moins d'y être hypersensible. 

Les hypersensibles du soufre, eux, y trouveront leur bonheur. Car autant les vins rouges nature sont légion, autant les blancs se font plus rares.

Ce vin par sa souplesse et son fruit s'adaptera à pas mal de plats, même s'il les préférera épicés ... ou affinés si l'on parle de fromages. Je ne vous garantis pas l'absence de migraine si vous vous buvez la bouteille. Ce vin est sans sulfite, mais pas sans alcool (qui déshydrate... et provoque les maux de crâne).