vendredi 3 avril 2020

Macération Cugnète : s'il n'y avait qu'un orange...


Il y a un an déjà, je vous parlais de Macération Cugnète de Thomas Finot. Hélas, vous n'aviez pas pu tous en avoir, car lorsque nous avions dû en recommander au domaine ... il n'y en avait plus. Cette année, nous avons pris les devantw : il devrait y avoir moins de frustrés (mais ne tardez pas trop quand même...). C'est un vin "orange" à base de Jacquère. L'avantage de ce cépage, c'est que l'on peut pousser sa maturité sans se retrouver à 15 % d'alcool, ni perdre son acidité. Avec une peau bien mûre, on a moins d'astringence et d'amertume... qui ne se  transfèrent pas durant la macération de plusieurs semaines. On obtient certainement le vin orange le plus facile d'accès aux néophytes. S'il y en n'a qu'un seul à déguster pour découvrir cette mystérieuse famille, c'est celui-ci ! (ça ne vous garantira pas que les autres vous plairont). 

La robe est d'un or intense, légèrement trouble.

Le nez est riche et foisonnant, sur les fruits jaunes séchés, la tarte à la mirabelle, le miel en rayon, l'écorce de yuzu et une pincée d'herbes médicinales (Chartreuse toute proche...)

La bouche allie ampleur et tension, avec une fine acidité traçante qui étire le vin au-delà même de la finale et une matière dense, mûre et généreuse, au toucher velouté,  qui vous tapisse le palais. L'équilibre entre les deux est très cohérent, sans excès d'alcool (12.9 %), sur des notes d'abricot séché et de miel d'oranger.

La finale énergique prolonge la bouche sans la moindre interruption, se contentant de la souligner par de nobles amers (noyau, bigarade) et de persister sur des notes crayeuses, salines et épicées.

Ce vin peut être bu pour lui-même, accompagner un plat épicé (tajine, couscous à la volaille), ou une pâte pressée affinée (Parmesan de 24-30 mois).