lundi 23 octobre 2017

Pinot noir Carrel, vin fidèle


La visite d'un client a été l'occasion d'ouvrir une bouteille du dernier millésime du Pinot noir de Jeff Carrel. En effet, il  m'avait demandé ce que j'en pensais. "Je n'en sais rien. Nous l'avons reçu il y a peu. Mais on peut en goûter une maintenant." Ben oui,  on est comme ça, à Vins étonnants. Bon, il m'aurait posé la même question sur le Corton-Charlemagne de Bonneau du Martray, j'y aurais peut-être réfléchi à deux fois.... J'en ai donc ouvert une, et voilà ce que ça donnait en live...

La robe est rubis/vermillon bien translucide.

Le nez est très fin et aérien, sur la griotte (noyau inclus), la pivoine, le poivre blanc et le petrichor*.

La bouche est ronde, ample, fine, soyeuse, avec une matière aérienne presque impalpable et une grande fraîcheur aromatique. Un trait d'acidité arachnéen étire l'ensemble. 

La finale a une mâche gourmande, terrienne et fruitée, avec du noyau épicé et le retour de mon petrichor* adoré.

Bref, on est un vin léger, fruité, avec une étonnante fraîcheur pour un Languedoc (un ami vigneron qui l'a goûté ce week-end me disait qu'il l'aurait placé à l'aveugle en Jura). Il sera parfait pour un groupe de dégustation qui voudrait s'initier aux différents cépages français, avec l'avantage d'être bon marché : 7.90 €. 

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Petrichor : odeur particulière, habituellement agréable, que prend la terre après la pluie. Ce mot a été forgé en 1964 par deux géologues australiens, J. Bear and R. G. Thomas (Nature 993/2), qui dénomaient ainsi le liquide huileux qui coule de certaines roches pendant les périodes sèches, et qui, après la pluie, dégage une odeur agréable. Il a ensuite été généralisé par l'usage à l'odeur de la terre après la pluie. Il est formé à partir du grec petros, pierre et ichor, le sang des dieux dans la mythologie grecque (source)