mardi 20 novembre 2018

Extra Libre ou Extra Libre, le retour !


En octobre 2017, j'avais confronté Le Cèdre Extra Libre 2015 avec le Château du Cèdre Extra Libre 2016. Nous retrouvons un an plus tard les même cuvées, avec un décalage des millésimes, à savoir  Le Cèdre Extra Libre 2016 avec le Château du Cèdre Extra Libre 2017.

Lorsqu'on les déguste, on finirait par l'oublier, mais les deux cuvées sont sans sulfites ajoutés. Lorsqu'on voit le niveau de pureté et de précision, on se dit que d'autres producteurs ont encore du boulot devant eux...




La robe est pourpre très sombre, à la limite de l'opacité.

Le nez est des plus tentateurs, sur la crème de mûre relevée d'épices et d'une pointe de benjoin. La bouche est à la fois ample et élancée, avec une matière  dense et veloutée, charnelle, et une tension qui étire et allège le vin. Le fruit noir est et la fraîcheur sont omniprésents.

La finale possède une mâche gourmande, avec toujours cette crème de  mûre savoureuse, une touche crayeuse rappelant le terroir d'origine, et une belle persistance sur le poivre blanc et les épices douces. 




La robe est encore plus sombre : on dirait vraiment de l'encre.

Au nez, ouf, ça ne sent pas l'encre : est-ce l'effet millésime ou la vinif de la cuvée, mais il y a plus de finesse et de fraîcheur que le vin précédent. On est plus sur de la cerise noire, la myrtille, des notes sanguines, tout en gardant les épices. Et puis une touche de cèdre (c'est peut-être psychologique ...)

La bouche est plus élancée et tendue que le Château 2017, plus racée, on va dire. La matière paraît plus fine, tout en ayant plus de fond et d'assise. On est plus sur le séveux que le velouté. Et il y a du minéral, dirait l'autre. On lèche le caillou. Le premier est une friandise. Là, c'est du vin. 

La finale est un peu plus serrée – c'est encore un bébé – mais là encore, l'intensité et la minéralité montent d'un cran, voire de plusieurs. Vous vous en prenez plein la poire, avec l'impression que le vin explose en bouche, triplant de volume. Ou quadruplant, difficile à mesurer. En tout cas, l'impression finale – jouissive, il faut le reconnaître – est d'avoir un vin très ample et très aérien,  semblant n'avoir aucune limite (et certainement pas votre paroi buccale). Futur grand vin ?