vendredi 25 juillet 2014

Mas des chimères : et de quatre !


Je vous ai déjà parlé de trois cuvées du Mas des chimères : de Nuit grave, de Caminarèm et du blanc. Qui se sont toutes avérées excellentes (et cela a été confirmé par Escapadeoenophile). On ne prenait pas beaucoup de risques avec le rosé, d'autant que je l'avais goûté en "primeur" à Montpellier en février dernier.

Son assemblage et son élaboration sont assez atypique puisqu'il est à la fois issu de pressée directe, façon "rosé de Provence "( Merlot et de Terret Gris) et de saignée, façon "clairet bordelais" (Mourvèdre et Cinsault). Cela explique d'une part sa couleur saumonée intense, et d'autre part cette puissance contenue, pas lourde pour un sou. 

Le nez gourmand évoque la fraise confite, la framboise fraîche et moultes épices.

La bouche est élancée, tendue, et en même temps ample, riche – limite grasse – avec une vinosité généreuse, le tout rafraîchi par un bienvenu perlant qui titille les papilles.

La finale est tonique, savoureuse, épicée, persistant longuement.

C'est clairement un rosé fait pour des repas épicés (salades d'été, grillades, couscous et tajines...) qui gagne à ne pas être servi trop froid au risque de le raidir.

A 6.80 €, c'est KDO, j'vous l'dis ;-)