jeudi 17 août 2017

Clos du Pavillon : élégante abordabilité


Les vacances sont finies. La reprise s'est faite hier, pas si tranquillement que cela car il y avait cinq jours de commandes à traiter. Et puis, recommencer à alimenter ce blog. Mais quel vin choisir ? Je fais le tour de l'entrepôt, attendant que l'inspiration me guide... Je finis par m'arrêter devant les vins de Gonzague Maurice. Ayant bu essentiellement des Bordeaux durant mes vacances en Belgique, je me suis dit qu'il valait mieux rester dans cette région pour éviter un claquage du palais. Il y a des paliers de décompression à respecter ;-)

Ce sera donc le nouveau millésime du Clos du Pavillon. Après êtres restés longtemps sur le  2011, nous sommes depuis peu en 2012. Jamais trop compris pourquoi cette cuvée tournait moins rapidement que les autres, car c'est pour moi la plus intéressante du domaine. 

La robe est grenat sombre translucide, avec une petite touche pourprée.

Le nez est fin, aérien, sur des notes des fruits noirs (mûre, myrtille, prune), d'épices douces, avec une pointe d'encens et un soupçon de fumé/grillé. Avec l'aération arrivent l'ardoise chaude et la violette. 

La bouche est élancée, avec une matière douce,  –  entre soie et velours –  une fraîcheur communicative, et une tension élégante, sans raideur. L'ensemble respire l'harmonie, mais aussi le terroir de  Puisseguin (un plateau calcaire affleurant qui apporte cette fraîcheur et cette finesse). 

C'est la finale crayeuse qui apporte la profondeur  et la puissance de ce vin. C'est long, mâchu, savoureux, avec de l'énergie et de la gourmandise. A l'antithèse du vin ch.. et sérieux auquel est encore trop assimilé tout ce qui vient de Bordeaux. 

Ce vin pourra déjà être apprécié maintenant avec une belle pièce de boeuf, mais devrait se complexifier dans les années qui viennent (au moins jusqu'en 2022, voire plus).  


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