jeudi 9 novembre 2017

Et si l'on revenait aux anciens francs ?


En dehors de la Loire, il n'y a pas beaucoup de cuvées 100 % Cabernet Franc, surtout issues de très vieilles vignes. Beaucoup ont disparu avec le gel de 1956, et ont été remplacées par des sélections clonales de moindre intérêt. La parcelle n°A 252 est une rescapée. Elle est située sur des sols argilo-calcaires (plus calcaire qu'argileux) qui apportent du fond et de la fraîcheur, d'autant que les vignes  ont eu des décennies pour y plonger leurs racines.

Perso, vous commencez à me connaître, j'aurais rêvé d'une matière un peu moins concentrée et élevée en jarre (ou autre matériau neutre). Ceci dit, je ne peux qu'être admiratif du travail réalisé : c'est vraiment du bel ouvrage !

La robe est pourpre sombre translucide.

Le nez est classieux, sur la crème de cassis, le tabac hollandais, avec une pointe de menthol et une lichette de pain grillé.

La bouche est élancée, avec une matière veloutée d'une impressionnante densité qui vous envahit le palais, délivrant un fruit frais et intense. Ce n'est clairement pas un vin de fillette, mais il n'évoque non plus le déménageur tatoué. Plutôt Schwarzenegger en smoking (quand il était jeune et vaillant).

La finale est puissante, avec des tannins musclés – mais charmeurs –  et toujours cette crème de cassis, mentholée  à souhait, qui dure. Et dure encore.  Le Cab' dans toute sa splendeur !


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