jeudi 26 décembre 2019

Hautes Côtes de Beaune Bonnardot : le pinot comme on aime !


Cela va peut-être vous étonner, mais je n'avais pas encore goûté le Hautes Côtes de Beaune rouge de Bonnardot (alors que j'ai parlé à plusieurs reprises – et en bien ! – du blanc). L'autre jour, un client que j'apprécie beaucoup recherchait un pinot noir bourguignon à prix raisonnable. Je lui indique ce vin (16.50 €) , tout en lui avouant ne pas l'avoir bu. "Mais on va en ouvrir une de suite, tu jugeras sur pièce, lui dis-je. J'en ferai un article sur le blog".  Et ainsi fut fait. Il a goûté. Il a aimé. Il en a acheté. Et moi, je suis en train d'écrire l'article qui apparaît sur ton écran, ami lecteur. Mais comment faisait-on avant internet ? 

La robe est rubis translucide.

Le nez est fin, assez classe, sur la cerise confite, le tabac, le pétale de rose séché, les épices douce et une touche de forêt automnale.

La bouche est ronde, (très) ample, caressante, déployant une matière fine et élégante qui gagne progressivement en densité – on passe de soyeux à velouté. Le fruit est expressif, légèrement patiné, agrémenté de cacao et d'épices de Noël.

La finale est tonique, avec le trio amertume/acidité/amertume dans un registre délicieusement mordant,  sur un fond griotte et de noyau, prolongé par la terre humide et le cacao.

Un pinot, vous l'aurez compris, très recommandable, qui se boit déjà très bien aujourd'hui et ne devrait que s'améliorer dans les cinq ans qui viennent. Avec une belle volaille ou une côte de veau, vous devriez vous régaler !


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