mardi 12 mai 2020

Nuit gravement à la sobriété


Nous ne venons pas de recevoir ce Nuit grave 2017. Mais l'arrivée en fin de semaine du Caminarèm 2018 m'a fait songer que son aîné d'un an devait commencer à bien se goûter, venant de passer un nouvel hiver qui a dû lui l'arrondir et le complexifier. On est encore bien sûr loin de son apogée (comptez plutôt 10 ans), mais vous pouvez commencer à taper dans votre stock : vous vous ferez plaisir :-)

Par contre, INTERDIT de toucher à Caminarèm : c'est un pur infanticide !

La robe est grenat plutôt sombre, mais bien translucide.

Le nez est fin, complexe, sur la prune rouge, la fraise confite, le tabac et le zeste d'orange. Et plein d'autres trucs : olive noire, poivre, garrigue, encens...

La bouche est élancée, énergique tout en ne manquant pas d'ampleur, déployant une matière finement veloutée, au grain fin, mais dense. Elle dégage une impression de grande fraîcheur, essentiellement due à l'aromatique dominée par l'agrume et la cerise rouge, noyau inclus, complétés par des notes balsamiques. .

La finale possède une mâche gourmande, subtilement acidulée, avec un retour des fruits rouges et du tabac, et une persistance sur le poivre noir et le cacao amer (et l'orange amère, la rose fanée...)



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