jeudi 26 juin 2014

Une soirée 100 % Pinot noir


Cela faisait un petit bout de temps que je voulais faire une soirée monocépage, de la bulle de l'apéro jusqu'au vin de dessert. Ceci dit, les possibilités sont relativement réduites, surtout en rouge (en blanc, je peux faire Chardonnay, Riesling, Chenin). En tout cas, avec le Pinot noir, la mission fut parfaitement réussie, et la soirée fut l'une des plus meilleures que nous ayons jamais faites (les absents ont eu vraiment tort).


Avec le chorizo et le jambon cru, le Pinot noir brut rosé de Denois se goûtait super bien. Pour beaucoup, il était meilleur que pas mal de champagnes rosés, si ce n'est qu'il vaut ... 8.40 €. Et c'est vrai que la bulle est fine, qu'il avait un joli fruit et un côté légèrement vineux, avec une finale nette, ni trop douce, ni trop abrupte. Bref, vraiment une jolie bulle !

Avec la terrine maison, j'ai servi le Pinot noir de Jeff Carrel. Le coup de coeur que j'avais eu il y a un mois, tout le monde l'a eu aussi. C'est super fin, élégant, avec un joli fruit frais, croquant. Et puis léger comme une plume, digeste. Parfait pour les repas d'été. Et puis à 7.90 €, c'est vraiment une super affaire. Résultat : je me suis fait littéralement dévalisé le Kangoo... et j'aurais dû en amener encore plus.


Avec le filet de canette aux cerises, l'accord avec le Les Pomarèdes  de Clovallon était juste magique. Plus dense, plus énergique et complexe que le vin précédent, il était tout aussi élégant et soyeux. Et  puis toujours de la fraîcheur et de la  digestibilité. Le prix est certes plus élevé (14.50 €), mais je le trouve vraiment justifié car il pourrait mettre des jolies claques à pas mal de Bourgognes.


En parlant de Bourgogne, il fallait forcément que j'en serve un, histoire de défendre l'honneur régional (je suis Bourguignon du côté de ma mère). Et il a été sacrément bien défendu par le Côtes de Nuis Village 2010 de Naudin-Ferrrand. Rien que le nez était une petite tuerie, entre fruits rouges, pivoine et musc. Et la bouche avait une énergie et une complexité qui renvoyait les deux vins précédents à leurs (pas) chères études. Dediou que c'était bon ! Malgré le prix plus élevé (17.90 €), il s'est mieux vendu que Les Pomarèdes.


Et pour finir, une rareté : un Macvin de Pinot noir de Tissot. En fait, un assemblage de jus de Pinot noir avec de l'alcool de marc maison. Comme beaucoup de Macvin, le nez est un peu dominé par l'odeur du marc, même si l'on perçoit un peu de mûre et de cerise, en bouche, ça pète de fruit, avec de la rondeur et de la gourmandise. Et avec un sucre assez discret en final. Très joli mariage avec le dessert aux framboises.

En tout cas, vraiment une grande soirée qui a fait découvrir à beaucoup toute la magie de ce cépage. 

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