lundi 22 juin 2020

Crémant Bannwarth : une belle surprise !


Ce crémant brut nature de Bannwarth est arrivé en même temps que les Qvevris, mais je ne l'ai découvert que vendredi dernier, et c'est une belle surprise : je ne  l'attendais pas à ce niveau. Nous sommes sur un assemblage riesling /pinot blanc /pinot gris, ce qui permet d'avoir de la rondeur et de la fraîcheur. Comme le font également Stéphane Tissot et Jean-Pierre Rietsch, la prise de mousse se fait avec du moût de raisin où les levures ont commencé à se développer. Lors du dégorgement qui se fait près de trois ans plus tard, il n'y a pas d'ajout de liqueur de dosage, pas plus que de sulfites. Un vin 100 % raisin, donc. 

La robe est bien dorée pour un crémant, avec un cordon de bulles central très actif 

Le nez est fin, complexe, sur la pomme rôtie au beurre, la poire séchée, le miel et la brioche toastée.

La bouche est tendue, étirée par une fine acidité, avec une matière dense et mûre au toucher crayeux, rafraîchie et dynamisée par des milliers de micro-bulles crépitantes. Le tout est enrobé par une couche plus "crémeuse" qui apporte plus de douceur et  une belle harmonie générale.

La finale est Triple A++,  avec une Astringence et une Amertume évoquant l'écorce de pomelo, la fine Acidité qui poursuit sa course folle, sur une aromatique de tarte tatin et de brioche chaude, et une persistance sur des notes crayeuses et citronnées.

Franchement, pour 16.50 €, je trouve le rapport qualité/prix vraiment remarquable. Ceux qui recherchent une bulle biodynamique / sans sulfites / pas trop barrée / complexe / fraîche et nette en finale, devraient y trouver leur bonheur !


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