jeudi 18 juin 2020

Torrontés Maceracion Prolongada : ils sont fous, ces Argentins !



Nous avions essayé il y a quelques mois trois vins du domaine Chakana en Argentine qui travaille en biodynamie, avec peu de soufre, voire pas. Ils nous avaient bien plu. Nous nous sommes dits que nous pouvions élargir l'expérience à d'autres cuvées. Tiens, pourquoi pas ce Torrontés Maceracion Prolongada (un vin "orange", quoi) ? Allez, on prend ! Il est chez nous depuis quelques semaines, et depuis... pas grand chose. Faut dire que nous proposons tellement de nouveautés qu'il faut suivre. Même moi, je m'y perds un peu ;-) À force de passer tous les jours devant, je me suis dit qu'il fallait que je le goûte. Et là, la GROSSE baffe. Jamais bu un vin pareil. C'est vraiment un truc de dingue, et en même temps, rarement un vin orange ne m'a paru aussi abordable pour un non-initié. Sérieux, goûtez ça : vous n'en reviendrez pas !

La robe est  jaune paille légèrement trouble. 

Le nez  est d'une intensité folle sur  le pomelo, le cédrat, le pétale de rose séchée  et le fruit de la passion. On passerait des heures à  le humer. La bouche allie ampleur et tension, avec une acidité ciselée qui trace grave et semble ne jamais vouloir s'arrêter, et une matière pulpeuse donnant l'impression de manger un suprême de pomelo croisé avec de la pêche de vigne. L'intensité aromatique est toute aussi incroyable – on a du mal à y croire, pour tout dire. 

La finale est explosive, jubilatoire : on monte encore d'un cran dans l'intensité aromatique (si, si, c'est possible) et se rajoutent de splendides amers (écorce de pomelo, of course) et une délicieuse astringence, avec une grande persistance  sur le ...pomelo. Si vous détestez ce fruit, fuyez !

PS : le vin a toutes ses lies au fond de la bouteille. Il est donc conseillé de le mettre en position verticale 24 h avant de le déguster puis éventuellement le transvaser dans une carafe pour le séparer de la lie déposée au fond de la bouteille. 


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