mercredi 1 juillet 2020

Quand le grand geai s'envole en Toscane


J'avoue que je ne savais pas trop à quoi m'attendre en ouvrant cette bouteille de Grand Geai 2018 signée Henri Duporge. Notre vigneron bordelais a une grande soif d'expérimentations, osant même s'aventurer dans la vinification d'hydromel. Eh bien, cette fois-ci, on part direct en Toscane avec ces belles notes résino-balsamiques que j'aime beaucoup dans ces vins. Ou alors en Barralie lorsqu'elle est à son meilleur dans la cuvée Valinières.  Bref, on s'éloigne franchement de Bordeaux, ce qui n'est pas pour me déplaire, du moment que c'est très bon. Et ça l'est.  Donc, bravo Henri, j'suis fan !

La robe est grenat sombre translucide.

Le nez à la fois frais et confit évoque la liqueur de framboise, le coulis de mûre, contrebalancés par des notes résineuses et balsamiques italiano-barraliennes. 

La bouche est longiligne, étirée par une (très) fine acidité volatile, tout en déployant une matière douce, caressante, toujours sur ce registre de fruits confits et de notes balsamiques. Le  tout restant étonnamment équilibré. 

La finale délivre une mâche crayeuse plus terrienne, tout en restant dans la même gamme aromatique, avec une persistance sur la framboise confite, l'encens et le poivre blanc. 

Pour le coup, je ne conseillerais pas du boeuf avec un Bordeaux, mais plutôt de l'agneau confit longuement, avec des herbes, des baies de genièvre... L'accord devrait être magnifique ! Je n'ai pas encore précisé que le prix était quasi-dérisoire au vu du plaisir pris : 10.50 €. 


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