jeudi 6 août 2015

Equinoxe 2013 : monstrueuse, toujours.


L'Equinoxe, c'est un peu comme la drogue. On se dit que l'on n'y touchera plus. Et puis, dès que l'occasion se présente, on replonge. Là, l'occase, c'était l'arrivée du millésime 2013. Il y avait une forte chance qu'il ressemble diablement au 2012 vu la maîtrise du domaine de l'Arjolle sur cette cuvée. Mais bon, on ne sait jamais, hein ? J'en ai donc ouvert une bouteille, pour voir. J'ai vu !
 
La  seule chose qui soit modérée dans ce vin, c'est sa robe, juste dorée.

Le nez est riche et intense sur le zeste d'agrume confit (citron, bergamote, mandarine), le beurre frais, un soupçon de vanille et une tranchette de pain grillé.

La bouche envoie du lourd, avec une matière très concentrée, qui tomberait presque dans le moelleux/suave si elle n'était pas équilibrée par une fraîcheur vivifiante, mais aussi la noble et puissante amertume de l'écorce d'agrume. Ce vin est un monstre (d'équilibre).

La finale s'enchaîne dans une explosion baroque d'une excitante violence où l'on retrouve pêle-mêle tous les éléments du nez et de la bouche, en plus intense.
 
Bref, l'Equinoxe reste l'Equinoxe, quel que soit le millésime. Le génie de ses créateurs, c'est d'en faire un vin sur le fil du rasoir, totalement borderline. Il est bourré d'excès de toutes sortes, mais  ils réussissent à s'équilibrer les uns les autres et à s'harmoniser. On est donc toujours à un quart de doigt du too much, mais sans jamais tomber dedans. C'est probablement ce qui me fascine dans ce vin hors norme. Déjà, je sais que lorsque le 2014 sortira, je cèderai avec délice à la tentation...


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