lundi 12 octobre 2015

Burgenland blanc : ir-ré-sis-tible !


Ce Burgenland blanc est un assemblage qui peut paraître tout ce qu'il y a de de mystérieux pour un dégustateur français puis qu'il comprend du Welschriesling, du Grüner Veltliner et du Muscat. Bon, heureusement qu'il y a du Muscat pour avoir quelques repères. Il joue un rôle évident dans les notes florales de ce vin. Mais les autres l'empêchent de trop dominer, et c'est très bien ainsi. Cela évite de tomber dans le too much.

La robe est jaune pâle.

Le nez est très expressif, sur la poire confite, l'ananas, la rose, la fleur d'oranger, avec une touche de Malabar (le chewing gum, pas le poivre).

On pourrait partir sur un vin moelleux. Du tout : c'est rond, ample, frais ++, joyeux, fruité, avec un perlant qui vous titille agréablement la langue et une matière gourmande et digeste.

La finale allie douceur, acidité, astringence et amertume dans un parfait équilibre. Rien de trop, rien de moins. Ce n'est pas très long ni inoubliable, mais c'est un happy end. On retrouve tout ce qui a fait le charme du nez : les fruits, les fleurs, agrémentés d'une touche épicée.

À noter que cette cuvée ne fait que 10.5 % d'alcool, ce qui devient rarissime. Il vaut mieux la destiner à l'apéro (ou à un dessert genre tarte aux poires) car sa légère douceur finale ressort lorsqu'on mange un plat salé.


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