mardi 28 avril 2020

Sortez les tire-bouchons !


Le temps du déconfinement approche : histoire de fêter ça dignement, il est conseiller de se munir d'un tire-bouchon. Et pourquoi pas de deux, tant qu'à faire ? C'est ce je vous propose aujourd'hui avec Tire-bouchon blanc et Tire-bouchon rouge du domaine d'Ourea. Même si ce sont les "petits vins" de la propriété, il y a un sacré bon niveau comme vous pourrez le constater : vous pourrez les servir à un amateur pointu de vins. Il est probable qu'en rentrant chez lui à pas d'heure, il prendra le temps d'en commander 12 de chaque, histoire de voir venir l'été avec sérénité – on n'en a jamais trop en ce moment. 




Clairette rose & Clairette blanche 

La robe est jaune paille claire, brillante.

Le nez allie finesse et opulence, sur les agrumes confits (citron, mandarine), le fenouil et l'amande grillée, avec aussi de la poire séchée, de la fleur de tilleul...

La bouche est élancée, étirée par une fine acidité traçante, tout en déployant une matière ronde et fraîche, au fruit croquant. L'ensemble est d'une grande évidence, vous dévalant le gosier comme un rû de montagne, sur des notes de pommes fraîche et de pomelo rose.

La finale est concentrée et énergique, avec un frétillant Triple A : la fine Acidité qui poursuit Allègrement sa course, une subtile Astringence, entre craie et  ziste de pamplemousse et pour conclure, une Amertume qui envoie bien sans être agressive, sur le noyau d'amande, la bigarade et une touche de quinquina.



25% Grenache, 25% de Carignan, 20% Cinsault, 
10% Aramon, 10% Counoise, 10% Œillade

La robe est grenat sombre, mais tout de même bien translucide.

Le nez est fin et élégant, profond, sur les fruits rouges confits, l'écorce d'orange, l'olive verte et le tabac.

La bouche est ronde, de grande ampleur, vous tapissant le moindre mm² de votre palais d'une matière finement veloutée, souple, évoquant la compote de quetsche, les épices et l'Amsterdamer (souvenir de jeunesse...). Plus que l'acidité, c'est une (belle) amertume qui tient lieu de colonne vertébrale (noyaux de cerise et d'abricot)

On retrouve cette amertume en finale,  montant élégamment en crescendo, avec un retour des fruits rouges confits, du tabac et de l'écorce d'orange, avec une persistance sur les épices et la tapenade.

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