jeudi 29 avril 2021

Deux Chardons qui vous veulent du bien !

Des nouveautés chez Terre des Chardons, il n'y en a pas tant que ça. Chez eux, il y a deux vedettes sur notre site depuis plus de 15 ans : Bien luné et Marginal. Ils sont toujours aussi bons, mais ils vont avoir fort à faire avec les deux p'tits nouveaux : le Chardon masqué et Bien...Veillant. Le premier ajoute à l'habituel assemblage syrah/grenache pas moins de 40 % de cinsault. Et ça change tout, d'autant que le cinsault a été travaillé sur la finesse. Le second garde l'assemblage habituelle, mais en donnant la vedette au grenache (95 %). Et ça change tout aussi ... car également  travaillé tout en finesse. 

Et puis,  il y a l'effet magic 2020 qui persiste et signe : grande fraîcheur aromatique, du fruit bien mûr mais pas lourdingue. Le vin comme on l'aime !

Chardon masqué (10.95 €)

cinsault 40% / grenache 30% et syrah 30%

La robe claire est entre le rubis et le grenat. 

Le nez, après une courte aération, est fin, profond, sur des notes florales (violette, rose fanée), fruitées (framboise, fraise confite, écorce d'orange), épicées...

La bouche est ronde, très ample, enrobante, déployant une matière fine – entre soie et velours – et une palette aromatique étonnamment complexe, dans un style pot-pourri délicieusement décadent, souligné par la  framboise et l'orange séchée. Et puis surtout, c'est DI-GESTE : 12.5 % d'alcool. (suffisamment rare pour le souligner).  

La finale est savoureuse, très finement accrocheuse, sur la framboise et la griotte, avec une persistance sur l'écorce d'orange et les épices douces (et une petite touche cacaotée).  

Bien...veillant 2020 (15.95 €)

grenache 95 % et syrah 5 %

La robe est grenat translucide. 

Le nez est mûr, concentré, sur les fruits rouges compotés, les épices douces, l'écorce de bigarade...

La bouche est à la fois ample et élancée, avec une matière douce; sensuelle, charmeuse,  dont la maturité est superbement compensée par la fraîcheur et l'amertume de l'écorce d'orange. L'équilibre est assez spectaculaire et surtout p... bon ! 

La finale poursuit sur cette amertume d'anthologie soulignée par une fine acidité traçante surgit d'on ne sait où, avec en rab du quinquina, des épices orientales, et toujours cette orange séchée qui perdure longuement (mais vraiment longuement : ça a persisté durant les 30 mn qui ont suivi). 

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