Il est encore un peu tôt pour enlever les guillemets de "mythe", car pour pour l'instant Foradori n'est encore connu en France que des amateurs se tenant informés de ce qu'il se passe en dehors de nos frontières. Mais je pense que d'ici une bonne décennie, le temps que certains percutent qu'il existe des vins étrangers exceptionnels, le domaine risque d'être "cochedurysé".
J'avoue faire partie de ces amateurs curieux, et les pérégrinations piémontaises d'un monomanique – pas si monomanique que ça – m'avait donné envie de découvrir les vins d'Elisabetta Foradori. Et le compte-rendu d'un repas bruxellois autour de la grande dame n'a pas arrangé les choses.
Aussi décidai-je dimanche dernier à l'occasion de la visite d'un ami d'ouvrir une bouteille du Foradori Teroldego 2009, au risque de briser les grandes illusions que j'avais sur ce vin. Quelques heures avant le repas, j'ouvre la bouteille pour voir s'il est nécessaire de le carafer. Ouf, dès l'ouverture, il sent superbement bon. Allez, je goûte. C'est déjà très ouvert, équilibré. Je remets le bouchon et n'y touche plus jusqu'au moment de le servir.
Il est clair que ce vin donne envie de visiter toute la galaxie Foradori, ce que je ne manquerai pas de faire. Déjà, il y a le blanc que nous avons aussi en "boutique". À chaque fois que je passe devant, il me fait de l'oeil, l'animal ! Combien de temps résisterai-je ?
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