mercredi 2 octobre 2019

Duo d'altesses ou ... Game of Thrones !


Dans le mode "je vous raconte tout", notre préparateur est en arrêt maladie (pour une raison non liée à son travail). Je passe donc mes journées à m'occuper de vos commandes. Ça me rappelle l'époque pionnière de 2012-2014. Et l'une de ces commandes comprenait pas moins de quatre cuvées d'Altesse différentes, complétées par d'autres vins iséro-savoyards. Cela m' a donné l'idée de ce match du jour, et je ne le regrette pas. Car on découvre des facettes très différentes de ce cépage (et je dirais que celle de Peillot en est une sorte de majestueuse synthèse).


Altesse 2016 Gonin (13.50 €)

La robe est d'un beau doré brillant. 

Le nez évoque la pomme tapée, le coing confit et l'encaustique (on dirait un chenin un peu évolué). 

La bouche est élancée, tendue par une acidité traçante qui se poursuit au-delà même de la finale. Elle est enrobée d'une matière dense et mûre, presque moelleuse, qui fait un joli contrepoint. Là encore, l'aromatique fruits blancs bien mûrs avec une dominante coing et épices vous emmène en Loire – et ce n'est pas l'acidité très chenin style qui va vous détromper).  

En finale, donc, on retrouve l'acidité qui poursuit son bonhomme de chemin, complétée par une amertume qui fait également penser au chenin, sur une aromatique de coing confit et de confiture de mirabelle, sans qu'il y ait la moindre sensation de sucre. On est même plutôt sur le salin ++. L'équilibre est superbe et on en redemande !



La robe est jaune pâle aux reflets argentés. 

Le nez est gourmand et expressif, sur la poire au sirop, la pomme au four, et le pain d'épices qui va avec. 

La bouche est ronde, éclatante de fraîcheur, avec une matière à la fois mûre et désaltérante, d'une belle digestibilité. Un  toucher finement granuleux  – évoquant la chair de certaines poires – laisse  penser  qu'on n'a pas affaire qu'à un vin glouglou, mais qu'il y a du fond (et une certaine garde). Avec le réchauffement, un léger perlant apparaît,  apportant un supplément de fraîcheur et de vivacité. 

Le "granuleux" se transforme en mâche crayeuse en finale, avec le retour gourmand de la poire et de la pomme, et une belle persistance sur les notes salines/crayeuses/épicées. 


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