jeudi 9 janvier 2020

Pas vu pas pris : j'en ai rêvé. Jeff l'a fait !


Lorsque j'avais découvert en février 2019 le précédent (et premier)  millésime de Pas vu pas pris de Jeff Carrel, je lui avais trouvé plein de qualités, tout en trouvant – sans l'écrire – qu'il aurait pu être typé plus Chardonnay.  Faut croire que je l'ai pensé si fort que Jeff m'a entendu : ce 2019 répond exactement à mon attente, que ce soit dans l'aromatique ou dans la texture/structure. On peut le considérer comme un "chardo d'école", ce qui est toujours intéressant pour des clubs de dégustation ou des personnes qui veulent s'initier au vin, d'autant que le prix est cadeau au vu de la qualité : 9 € la bouteille (voire moins si on l'achète par 6, 12 ou 24). 

La robe est or pâle, brillante. Le nez est charmeur, sur la pomme chaude beurrée, la bergamote de Nancy – ce mélange de bonbon acidulé et d'agrume – et la noisette fraîche.  

La bouche est ronde, fraîche, croquante,  déployant une matière finement pulpeuse, gourmande, avec toujours cette alliance du fruit blanc et du beurre légèrement noisetté. 

La finale est tonique, associant une fine mâche subtilement végétale (Granny Smith) à de nobles amers (écorce d'agrume, caramel), avec une persistance sur les épices et la poire séchée. 

Ce vin sera aussi à l'aise à l'apéro qu'avec des noix de Saint-Jacques, un risotto, un gratin de chou-fleur ou des fromages à pâtes dures (Comté, Beaufort...)


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