mardi 3 septembre 2019

LBV, plusieurs mois après l'ouverture


J'ai vaguement fait allusion à ce vin lors de mon précédent billet. Je n'ai pas ouvert cette bouteille ces derniers jours .... mais au mois de mai. Ou d'avril, je ne sais plus trop. Ça fait longtemps, quoi... Mon idée de départ était de faire, deux ans après sa sortie, un point sur ce LBV 2015. J'espérais qu'il avait évolué depuis 2017, et gagné en complexité (qu'il fasse moins "bombasse"). En fait, pas du tout : j'aurais pu faire un copié-collé de que j'avais écrit en 2017.  J'avais donc refermé la bouteille, et laissée dans un coin ... jusqu'à vendredi dernier. Nous étions en train de faire déguster des vins à un client. Et j'ai aperçu ce LBV planqué dans son coin. "Et si on goûtait ça ? ai-je proposé. J'ai d'abord servi de cobaye, et vu ma mine réjouie, les autres en ont voulu aussi :-)

La robe est d'un or intense (mais pas plus qu'à l'ouverture – pas de trace d'oxydation).

Le nez est tout intense, et d'une complexité folle : agrumes confits, pralin, miel, caramel au beurre salé, crème brûlée, pain grillé... On ne se lasse pas de le humer; et de le humer encore. 

La bouche allie ampleur et tension, avec une matière mûre/riche  au toucher au moelleux qui se fait aérienne et enveloppante, et une fine acidité quasi imperceptible qui trace loin et droit. Cet ensemble harmonieux envoie malgré tout du lourd, car il est d'une grande puissance aromatique – sur les notes perçues au nez, avec une dominante des notes caramélisées, grillées et pâtissières.

La finale est un résumé du reste en plus concentré encore, avec un retour intense de l'agrume confit pour rafraîchir et tonifier tout ça, et une persistance sur la crème catalane et la brioche toastée.  D'la bombe !



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