lundi 7 septembre 2020

Comme une envie de galipette

Non, ce n'est pas ce que vous croyez. Galipette, c'est un pét' nat' signé Christophe Pueyo, un vigneron bordelais qui aime faire bouger les lignes. La parcelle de muscadelle est située à une dizaine de km au sud de Castillon la Bataille sur un socle de calcaire à astéries – comme sur les meilleurs terroir de Saint-Émilion. Les raisins sont cueillis en début de maturité, pressés en grappe entière puis vinifiés à basse température. Lorsqu'il ne reste plus que 14 g/l de sucre, le moût est mis en bouteille pour finir sa fermentation. Au final, il ne reste que 2 g, imperceptibles. Il n'y a pas de dégorgement, ni d'ajout de sulfite. Du brut de brut, même s'il s'avère des plus calins en bouche. L'effet muscadelle ? 

La robe trouble et mousseuse évoque une bière blanche. 

Le nez, pas du tout : assez discret, sur des notes florales, citronnées et fermentaires. 

La bouche est ronde, de belle ampleur, avec des bulles très présentes, mais qui sont tellement fines qu'elles créent une belle sensation crémeuse/onctueuse, mais aussi une impression de grande fraîcheur – sans que l'acidité soit trop marquée. L'ensemble est équilibré et harmonieux, d'une grande buvabilité (12 % d'alcool). 

La finale prolonge ces sensations tout en gagnant en concentration, et en insistant  sur les amers, donnant de la niaque. Et cette envie d'y retourner illico, avec une persistance sur l'écorce d'agrume et le quinquina qui rappelle le  Schweppes®, le sucre en moins (cela dit, c'est basé sur de très vieux souvenirs : pas bu un Schweppes® depuis 30 ans...). 




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